Surveillance des plages dans les Landes : elle durera toute l’année dès cet automne, un « projet inédit en Europe »
Pour limiter les accidents et décès, les Landes vont étendre la surveillance des côtes et des lacs à partir du 1er octobre prochain. Des moyens importants, notamment en matière de prévention, vont y être consacrés
Le ciel est gris, ce dimanche 27 avril, sur le rivage des plages de Capbreton. L’océan est quelque peu agité. Il en faut plus pour décourager un nageur sauveteur (MNS) de piquer une tête, dans le cadre d’une série de stages mis en place par le syndicat mixte de la gestion des baignades landaises (SMGBL). En vue de la prochaine saison estivale, près de 700 personnes ont candidaté pour décrocher un des 492 postes de sauveteurs sur la côte atlantique ou les bords des lacs du département des Landes (auquel viendront s’ajouter 22 CRS).
« Ce chiffre témoigne de l’attractivité de notre territoire », souligne Hervé Bouyrie, le président du SMGBL, « tout comme notre encadrement et notre méthode de travail ». Ces stages, au nombre de quatre dans le département, permettront de recruter le personnel pour la prochaine saison estivale, « y compris les chefs de poste et leurs adjoints ». Ce personnel interviendra ainsi dans un des 58 postes de secours répartis dans les 25 communes océanes et lacustres.
3 000 baigneurs sauvés
L’an passé, 69 000 personnes ont été prises en charge par le personnel de surveillance dans les Landes. 3 000 baigneurs ont été sauvés grâce aux interventions rapides des MNS. Aucun décès n’a été constaté en zone de surveillance. « Un constat que nous effectuons depuis 1993 sur les plages landaises », se félicite Hervé Bouyrie. « Les décès enregistrés l’année dernière dans les Landes l’ont été en dehors de ces limites de baignade ou alors en hors saison », place Stéphanie Barneix, chargée de mission auprès du SMGBL.
Pour ces raisons, les Landes veulent aller encore plus loin avec la mise en place d’un projet porté par le syndicat mixte de la gestion des baignades landaises. L’objectif étant « d’étendre et d’homogénéiser la surveillance du littoral au-delà de la saison ». Ce n’est pas tout ! Même s’il entrera dans les détails au cours d’une prochaine conférence de presse, le président Bouyrie a défini les contours de cette initiative. Ainsi, 24 personnels seront recrutés à l’année et positionnés dans six zones réparties entre Tarnos et Biscarrosse, pour la côte et également dans les terres. « L’objectif sera de patrouiller en période hivernale de manière à faire de la sensibilisation le long des côtes et sur les différents rivages, afin d’informer les personnes », prévient-il. Des actions de sensibilisation seront menées également dans les écoles. « Ce projet est inédit en Europe », insiste Hervé Bouyrie.
Du matériel spécifique
Les postes devraient être dotés de matériels spécifiques comme un véhicule, un jet-ski ou encore un drone « pour des levées de doute ». « Vaut mieux prévenir que guérir », enchaîne le président du SMGBL. La création d’un centre de formation est également envisagée dans cette opération dont le coût sera détaillé ultérieurement.
La mise en place de ce projet est programmée pour le 1er octobre prochain. Une initiative soutenue financièrement par le département des Landes. Ce qui a été confirmé lors de la dernière session du budget. Les communes devraient également s’y associer. « La sécurité n’a pas de prix », a lancé Louis Galdos, le maire de Capbreton, présent sur ce rassemblement dominical au même titre que Jérôme Darret, sélectionneur de l’équipe de France de rugby à VII, championne olympique à Paris l’été dernier.